Révolutionnaires !

NPA haute vallée de l'Aude

Archive pour la catégorie 'Billet d’humeur'

Conseil général

Posté : 21 mars, 2015 @ 10:32 dans Billet d'humeur | Pas de commentaires »

socialistes

Hervé BARO prétend que le département est renforcé par la réforme territoriale !

 

Le magazine du conseil général de l’Aude vante systématiquement la politique de la majorité départementale. Comment les rédacteurs de « Perspectives » allaient-ils réagir face à une réforme territoriale qui, à la veille des élections, laisse dans le flou les compétences comme les financements du département « réformé », sans oublier que la suppression de cet échelon reste dans les cartons de l’actuel gouvernement comme de la droite ? 

La lecture des tribunes des groupes politiques est toujours édifiante. Dans le magazine de mars, l’UMP Robert DEJEAN, qui appelle logiquement de ses vœux la défaite du PS, souligne ces incertitudes en oubliant que la réforme territoriale du gouvernement ne diffère guère des projets de SARKOZY. Ses préoccupations « sociales » se manifestent dans la dénonciation du nombre, à ses yeux excessif, des agents territoriaux ; on peut supposer que la droite, si elle devient majoritaire dans l’Aude, contribuera à la lutte contre le chômage en supprimant des centaines d’emplois qui contribuent au service public, aggravant ainsi les réductions d’effectifs planifiées par le gouvernement.

Hervé BARO, socialiste et porte-plume du groupe de la majorité départementale se réjouit en revanche de la nouvelle organisation territoriale qui aboutit selon lui à un « département renforcé dans ses compétences et ses prérogatives », avec au passage un curieux hommage à la loi RAFFARIN de 2004. Les élus PS ont avalé d’autres couleuvres, dont la suppression de la région Languedoc-Roussillon qu’ils prétendaient pourtant défendre avec une pétition en ligne sur le site du conseil régional. On suppose que « nos » députés ont obtenu quelques contreparties… pour eux. On note aussi que les candidats socialistes aux départementales se gardent bien d’afficher leur soutien à Hollande et Valls, ils se réclament de la majorité départementale, à se demander si Francis SAVY est toujours au PS. Il est vrai que Pierre Castel ne revendique pas davantage son appartenance à l’UMP. Les deux cherchent à gommer la portée nationale de ce scrutin, ce qui risque malheureusement de profiter au FN.

Un petit doute : cette apologie de la réforme territoriale est elle partagée par tous les conseillers qui s’inscrivent dans la majorité départementale (bien que les candidats PS se réservent cet intitulé pour les élections) ? Le groupe majoritaire compte en effet, sous la houlette du parti socialiste, deux élus PCF, Alain MARCAILLOU (vice président du CG) et Gilbert PLA, un élu EELV, Stéphane LINIOU, et plus surprenant encore Eliane SCHIVARDI, du POI, qui cette fois fait liste commune avec un « déçu du PS ». On peut espérer qu’ils ne sont pas d’accord avec une réforme qui vise entre autre à instaurer le bipartisme et risque fort de les priver de leur mandat, mais pas au point sans doute de quitter le groupe majoritaire. Leur voix n’a pas fait défaut à André VIOLA lors du vote du budget 2015…

Cette politique du cul entre deux chaises fait sans doute que les listes AUDE – Alternative, Union, Démocratie, Ecologie – qui associent dans notre département les composantes du Front de Gauche aux formations pas franchement anticapitalistes et plutôt éloignées du mouvement ouvrier que sont Europe Ecologie Les Verts et le conglomérat Nouvelle Donne, se gardent bien, dans les tracts et professions de foi, de toute critique en règle de ce que fut l’action du conseil général ces dernières années. Quant à la liste autonome du PCF sur Limoux, soutenue semble-t-il par la fédération de l’Aude contre celle du Front de Gauche, elle a une robuste tradition d’allégeance au PS.

Si le social libéralisme fait l’objet de dénonciations véhémentes cela reste verbal : le refus de poursuivre la collaboration avec l’exécutif PS au niveau départemental, pour ne rien dire de la future région, n’est nullement affirmé ; on ignore les possibles accords de second tour. Le  « socialisme local » est-il plus fréquentable et moins « austéritaire » ?

Marxisme

Posté : 3 novembre, 2014 @ 3:37 dans Billet d'humeur | Pas de commentaires »

La révolution détail 1937

Illustration : tableau de Marc Chagall représentant Lénine faisant l’arbre droit

« Financiarisation de l’économie » présentée par un spécialiste

 

  « Autrefois modestes intermédiaires, elles (les banques) détiennent aujourd’hui le monopole du capital financier. Trois à cinq grosses banques, dans n’importe quel des pays capitalistes les plus avancés, ont réalisé l’union personnelle du capital industriel et du capital bancaire et concentré entre leurs mains des milliards et des milliards représentant la plus grande partie des capitaux et des revenus en argent de tout le pays. Une oligarchie financière qui enveloppe d’un réseau serré de rapports de dépendance toutes les institutions économiques et politiques sans exception de la société bourgeoise d’aujourd’hui : telle est la manifestation la plus éclatante de ce monopole. »

Ces lignes n’ont pas été rédigées récemment par un « économiste atterré », adhérent d’ATTAC et électeur du front de gauche. La « financiarisation de l’économie » a été ainsi décrite et analysée dans une brochure publiée en 1916 sous le titre « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme » par un certain Vladimir Oulianov, dit Lénine. L’auteur fait lui-même référence à un livre datant de 1910, « Le capital financier », de l’austro-marxiste Rudolf Hilferding, dont il cite : « Une part toujours croissante du capital industriel n’appartient pas aux industriels qui l’utilisent. Ces derniers n’en obtiennent la disposition que par le canal de la banque, qui est pour eux le représentant des propriétaires de ce capital ». Ces propriétaires du capital ce sont les actionnaires, les « tondeurs de coupon » comme on disait voilà encore quelques décennies.

Et Lénine d’insister : « Le propre du capitalisme est, en règle générale, de séparer la propriété du capital de son application à la production ; de séparer le capital-argent du capital industriel ou productif ; de séparer le rentier, qui ne vit que du revenu qu’il tire du capital-argent, de l’industriel ainsi que de tous ceux qui participent directement à la gestion des capitaux. L’impérialisme, ou la domination du capital financier, est ce stade suprême du capitalisme où cette séparation atteint de vastes proportions. La suprématie du capital financier sur toutes les autres formes de capital signifie l’hégémonie du rentier et de l’oligarchie financière ; elle signifie une situation privilégiée pour un petit nombre d’Etats financièrement puissants par rapport à tous les autres. »

S’appuyant sur les écrits de l’économiste allemand Otto Jeidels, Lénine estime que c’est dans les toutes dernières années du XIX° siècle que s’est imposée cette   »suprématie du capital financier sur toutes les autres formes de capital. »  La financiarisation de l’économie remonte donc à plus d’un siècle. D’où vient que certains ne la découvrent avec horreur qu’aujourd’hui ? C’est surprenant de la part de militants du PCF dont au moins les cadres ont eu l’occasion de lire les classiques du marxisme.

Nous hasarderons une hypothèse. Là où Lénine montre la forme achevée du capitalisme, les réformistes préfèrent n’en voir qu’une récente déviation provoquée par l’idéologie mauvaise du libéralisme ; d’où leur insistance à opposer avec un brin de nostalgie un « bon » capitalisme industriel à un « mauvais » capitalisme financier et à préconiser la « régulation » plutôt que la révolution.  

Droits des femmes

Posté : 25 septembre, 2014 @ 2:30 dans Billet d'humeur | Pas de commentaires »

foto4[1]Droit à l’avortement :

l’Amérique Latine ne progresse pas.

La photo qui illustre cet article montre une manifestation, en septembre 2013, en faveur du droit à l’IVG dans un pays où les avortements clandestins tuent ou mutilent chaque année des milliers de femmes. Cela ne se passe pas dans un état islamique particulièrement rétrograde mais à Quito, capitale de l’Equateur, sous le gouvernement progressiste de Rafael CORREA. Est-ce la raison du silence de ceux qui ont dénoncé à juste titre le projet de loi – qui vient heureusement d’être retiré – du gouvernement espagnol qui remettait en cause la liberté de choix des femmes ?

Après un débat parlementaire au cours du quel Rafael CORREA, qui se définit comme un chrétien de gauche, a menacé de se démettre de son mandat si l’avortement était légalisé, l’Equateur n’a accepté l’IVG qu’en cas de danger pour la vie de la mère, écartant même les cas de viols sauf quand la victime est une handicapée mentale. Sa législation est plus restrictive que celle de l’Iran et du Pakistan.

Il en est malheureusement de même dans toute l’Amérique Latine à l’exception de Cuba, de l’Uruguay, de Porto Rico et du Guyana, ainsi que du district fédéral de Mexico. L’IVG est restreint au risque pour la vie de la mère et aux cas de viols dans le reste du Mexique, en Argentine, Bolivie, Brésil, Colombie, Haïti, Panama, Paraguay, Pérou et République dominicaine. Les pays les plus répressifs : Chili, Costa Rica, Equateur, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Salvador, Venezuela.

Le poids de l’église catholique et des sectes évangélistes en est la principale raison ; on constate cependant que ni la révolution sandiniste au Nicaragua ni le gouvernement bolivarien au Venezuela, en plus de l’Equateur précédemment cité n’ont été capables de s’en affranchir, et que ce côté obscur semble échapper aux thuriféraires des gouvernements progressistes d’Amérique Latine, comme si les droits des femmes n’étaient qu’une question secondaire.

Taxons les pauvres, ils sont nombreux !

Posté : 14 septembre, 2014 @ 5:49 dans Billet d'humeur | Pas de commentaires »

Close-up of euro coins spilling out of change purse

Pas un euro pour les « petites retraites » !

Nous écrivons « petites retraites » entre guillemets. Pour le gouvernement ce sont celles inférieures à 1.200 €, ce qui veut dire qu’au dessus elles sont « grosses ». Ce n’est pas notre opinion, comme on s’en doute. La réalité c’est que plus de la moitié des retraités vivent avec moins de 1.200 € et que beaucoup ont des pensions de misère, les « réformes » successives n’ayant pas amélioré la situation, les femmes étant les plus touchées. Quant aux agriculteurs bien peu atteignent ce seuil. Pour elles, pour eux, une augmentation de 1% ou même de 0,5% ce sont quelques euros dont ils auraient eu l’usage.

1.200 €, limite entre richesse et pauvreté… Ceux qui perçoivent davantage ne sont pas tous des nantis, loin de là ; les retraités riches qui disposent de revenus importants et d’un solide patrimoine sont peu nombreux. Ce sont rarement d’anciens salariés, secteurs public et privé confondus, à l’exception de cadres supérieurs qui cumulent pension et revenus du capital. Vit-on dans l’opulence avec 1.500 € par mois ou même 2.000 ? Nos gouvernants, les grands économistes qui les inspirent et les journalistes qui font leur propagande seraient-ils capables de vivre avec 2.000 € ?

Le gouvernement avait décidé de bloquer les pensions, à l’exception des « petites ». Même cette sollicitude lui semble superflue ; il parait que les prix n’augmentent pas. Les princes qui nous gouvernent ne doivent pas faire eux-mêmes leurs courses. Si le pain est trop cher, que les pauvres mangent de la brioche ! Ce sont les mêmes qui ont baissé début août le taux d’intérêt du livret A et taxé ainsi l’épargne de précaution des familles populaires. 

Qu’ils prennent garde, les « sans dents » peuvent mordre.

Esclavage salarié

Posté : 11 juillet, 2014 @ 9:19 dans Billet d'humeur | Pas de commentaires »

travail-dominical[1]Pas de jour férié pour les salariés des supermarchés, Intermarché et Carrefour ouverts le 14 juillet !

Contrairement à l’ouverture dominicale qui nécessite une autorisation préfectorale (accordée de manière toujours plus laxiste) les grandes surfaces sont libres de faire travailler leur personnel les jours fériés, seul le 1° mai étant obligatoirement chômé. Elles ne s’en privent pas ce lundi 14 juillet puisqu’Intermarché comme Carrefour seront ouverts toute la journée. Pour le confort du consommateur bien entendu, pas pour celui des salariés privés d’une journée traditionnellement propice aux loisirs familiaux.

Mais pourquoi ouvrir alors que rien ne les y oblige et que par exemple le Leclerc de Limoux sera fermé ? Assurément pas pour affronter la concurrence étrangère : nous n’irions pas faire nos courses en Chine ce jour là. Comme pour celle du dimanche, comme pour les nocturnes que certaines enseignes veulent développer dans les grandes villes, l’ouverture un jour férié vise à se disputer la clientèle entre grandes surfaces, avec des dégâts collatéraux pour le petit commerce. En effet notre porte-monnaie n’est pas extensible et les dépenses de lundi ne seront pas effectuées les autres jours de la semaine. Cela révèle également une conception mercantile des loisirs, les grandes zones commerciales devenant le lieu de pèlerinage  familial du week-end.

Les arguments des partisans de l’ouverture sont connus. Tout d’abord la création d’emplois, mais en pratique les patrons n’embauchent que quand ils espèrent des profits et comme le chiffre d’affaires global du commerce est limité par notre pouvoir d’achat la progression d’une enseigne se fait au détriment des autres. Il n’est qu’à voir le nombre de boutiques fermées dans nos centres villes et dans nos villages pour comprendre que les créations d’emplois dans les grandes surfaces ont été largement compensées par les pertes dans le commerce familial. Et encore les embauches ne sont pas à la hauteur des promesses car dans un secteur marqué par les temps partiels imposés l’extension des plages horaires se traduit souvent par davantage de flexibilité.

Un autre argument est que les salariés seraient demandeurs et que l’opposition des syndicats les priverait de rémunérations majorées ; et de mettre en avant les pétitions « spontanées » du personnel quand l’ouverture dominicale est menacée. Mais si les salaires étaient moins dérisoires, avec parfois des contrats de 30 h par semaine ou moins, les employés ne seraient pas contraints de « travailler plus pour gagner à peine plus » au détriment de leur vie familiale et parfois de leur santé.

Celui des « zones touristiques » ne retiendra guère notre attention. On sait déjà ce que nous en pensons, le dessin illustrant cet article est malheureusement adapté à la situation du canton de Quillan. Ajoutons simplement que le vacancier n’est pas une espèce qu’il faudrait protéger tout en vidant son porte-monnaie ; il nous arrive à tous d’être « touristes » quelque part, et  beaucoup d’entre nous travaillent le reste de l’année. Nous n’apprécierions pas d’être contraints de bosser le dimanche et les jours fériés. Alors épargnons le aux autres.

 

Narbonne : le maire persiste et signe

Posté : 17 juin, 2014 @ 1:03 dans Billet d'humeur | Pas de commentaires »

mendiantbreton2[1]Le 12 juin il y a eu un débat (sans vote) portant sur larrêté anti-mendicité, en fin de séance du conseil municipal de Narbonne.

 La présentation du « socle » (pour reprendre le terme employé) du futur arrêté a été lue par le premier adjoint M Malquier : mélange de compassion hypocrite sur le sort des SDF et amalgame explicite entre mendicité et agressivité avec une stigmatisation particulière de « ceux qui en font leur métier » (dixit le Maire) c’est-à-dire « venant des pays de l’Europe de l’Est ». Cela n’a fait que confirmer les propos tenus avant la réunion par le maire, Didier MOULY, devant la cinquantaine de citoyens venus manifester leur réprobation et apporter une pétition déjà signée par plusieurs centaines d’habitants de la ville. Ce sont bien les Rroms qui sont visés, ainsi que les SDF qui – cela a été dit également – font désordre dans le centre ville pendant la période estivale.

Il a été dit également que l’arrêté s’inscrivait dans tout un dispositif sécuritaire visant à « rassurer les Narbonnais : extension de la vidéo surveillance, augmentation des effectifs de la police municipale, tout cela dans la lignée de l’équipe municipale précédente. Autre argument qui pour nous n’en est pas un : Narbonne n’est pas la seule ville a prendre ce type d’arrêté. En se revendiquant d’une certaine continuité avec les mesures sécuritaires de son prédécesseur, Didier MOULY a contraint Mme SANDRAGNE, intervenant pour la liste « j’aime Narbonne », à se démarquer tout en ne se démarquant pas trop, avec beaucoup de commisération pour les SDF. Ah si les pauvres pouvaient se montrer discrets… Commisération partagée bien sûr par le maire qui promet un « volet social » pour accompagner une mesure liberticide.

Il ne s’agit pas de baisser les bras. Nous continuons à informer la population et à organiser l’opposition à cet arrêté tout en étudiant les recours juridiques  pour obtenir son abrogation. (Information transmise par le NPA Narbonne, voir également sur ce blog l’article précédent sur Didier Mouly et sa chasse aux pauvres)

 

Didier MOULY veut chasser les pauvres de Narbonne

Posté : 11 juin, 2014 @ 10:48 dans Billet d'humeur | Pas de commentaires »

Tsiganes-scene-liberty-jLe maire de Narbonne n’interdit pas encore le linge aux fenêtres, mais à l’instar de Robert Menard à Béziers il veut interdire la mendicité dans le centre-ville !

Alors que la société capitaliste génère toujours plus de misère et d’exclusion, la droite stigmatise les plus pauvres en reprenant la vieille rengaine bourgeoise qui veut qu’ils soient responsables de leur situation. Ceux qui tentent de survivre avec les minimas sociaux sont dénoncés comme d’éternels assistés, ceux qui tendent la main gênent la vue de ces messieurs-dames de la bonne société. Entendons-nous bien, ce n’est pas la pauvreté qui les offusque, ce sont les pauvres qui n’ont pas la décence de se cacher et qui osent sévir dans les beaux quartiers.

La présence de mendiants porterait atteinte à l’image touristique de la ville. Seuls les commerçants patentés ont le droit de vider les poches des touristes… C’est un raisonnement qui gagne nombre de villes, le plus souvent dirigées par la droite mais parfois aussi par la gauche. En 1996 le maire PCF de Sète, François Liberti, avait pris un arrêté similaire qui n’avait pas plu à tous les communistes de l’Hérault. Georges Frêche, mais c’est moins surprenant, avait fait de même à Montpellier. Cependant il est arrivé à diverses reprises que de tels arrêtés soient annulés par les tribunaux administratifs comme attentatoires aux libertés publiques ; en effet la mendicité n’est pas interdite en France.

Aujourd’hui les motivations des « maires anti-mendicité », tout comme la large panoplie d’interdictions qu’annonce le maire FN de Béziers, ne sont pas exemptes de racisme. Outre les jeunes « zonards » qui sollicitent quelques euros des passants, ce sont le plus souvent les Rroms qui sont ciblés. Il faut dire que l’exemple vient de haut, notamment de l’ancien ministre de l’intérieur qui est aujourd’hui chef du gouvernement.

Nous reproduisons le communiqué de la section de Narbonne du PCF, qui nous parait bien présenter la situation : «Il y a quelques jours, la presse locale présentait les grandes lignes d’un arrêté municipal en préparation interdisant la mendicité dans plusieurs secteurs de notre commune. Il devrait entrer en vigueur le 1er juillet pour être opérationnel durant la saison estivale. Le prétexte avancé serait le maintien de l’ordre. Depuis, aucun démenti,  aucune réaction. Il serait impensable que des voix ne s’élèvent dans notre ville pour manifester une opposition à un tel projet. Cet arrêté n’a aucune raison d’être ! Car quel que soit l’individu qui en est la cause, quelle qu’en soit la forme, tout trouble dans l’espace public est répréhensible et réprimé par la loi : l’arsenal législatif déjà existant est bien suffisant pour rétablir la tranquillité publique en toutes circonstances. Il est foncièrement dangereux car il vise la stigmatisation d’une catégorie particulière de personnes socialement fragilisées.

Il fait un amalgame mensonger entre mendicité et agressivité, gommant la réalité d’une pauvreté extrême qui devrait nous rappeler que, dans la crise, personne n’est à l’abri de se retrouver sans rien, suite à des ruptures sociales et familiales. Il est hypocrite et cynique. Car il ne dit pas son véritable et honteux objectif : cacher la misère qui porterait atteinte, selon certaines bonnes âmes, à l’image touristique de la ville. Ne nous trompons pas, c’est bien de cela qu’il s’agit. Cet arrêté est inacceptable !»

Plusieurs organisations politiques, syndicales et associatives, dont le PCF et le NPA, appellent à manifester devant la mairie ce jeudi 12 juin à 17 h 30.

Proposée à la signature par le collectif de citoyen(ne)s opposé à l’arrêté, une pétition est également accessible en ligne :

http://www.mesopinions.com/petition/politique/arret-anti-mendicite-narbonne/12103

Razzia sur la Chnouf dans la Haute Vallée

Posté : 10 juin, 2014 @ 11:30 dans Billet d'humeur | Pas de commentaires »

tn_tract_circ_18_joint_2011_1[1]Quinze grammes de résine de cannabis saisis à Quillan et Espéraza, les bourgeois sont rassurés !

15 grammes trouvés chez les contrevenants pour quatre interpellations, ce qui ne fait pas beaucoup de joints par personne, mais c’est de la Drogue avec un D majuscule, de quoi effrayer les bonnes gens et permettre à la droite de dénoncer le laxisme de Christiane TAUBIRA. On peut supposer qu’un an d’enquête de la gendarmerie ne visait pas que ce piètre résultat et qu’il existe quelques trafics plus significatifs. Là n’est pas le sujet. Comme au temps de la prohibition aux Etats-Unis, quand les gangsters bâtissaient des fortunes en vendant de l’alcool souvent frelaté à des consommateurs en manque, c’est la criminalisation de la possession et de l’usage des stupéfiants qui fait prospérer les trafiquants et les oppose dans de sanglants règlements de comptes pour des parts de marché.

La fumette de cannabis est-elle nocive ? C’est possible, mais la diabolisation de ce produit rend difficile toute étude objective. Que la consommation excessive, voire régulière, puisse causer quelques problèmes de santé est probable. Que la conduite d’un véhicule sous l’emprise de stupéfiants soit condamnée semble aller de soi. Simplement cela devrait s’arrêter là et il n’y a aucune raison de traiter les consommateurs, même excessifs, de cannabis autrement que les adeptes d’autres produits peu recommandés comme le tabac et l’alcool. Les mises en garde sont nombreuses, les prix quelque peu dissuasifs, mais si dépasser 0,5 grammes d’alcool dans le sang expose un conducteur à quelques ennuis boire quelques verres de trop chez soi ou chez des amis, quand on ne prend pas le volant dans la foulée, n’est pas répréhensible. On propose sans imposer des soins aux alcooliques, on mène des campagnes contre le tabagisme, mais pour peu qu’ils ne commettent pas de délits on n’emprisonne pas les buveurs et les fumeurs.

Alors pourquoi cette stigmatisation du rouleur de pétard, les poursuites pour la détention de quelques grammes ou la culture de quelques pieds à usage domestique ? Du côté des plus réactionnaires, dont certains ramènent d’Andorre des cartouches de cigarettes détaxées et évoquent avec complaisance les cuites de leur jeunesse, l’aversion pour les adeptes des « paradis artificiels » est similaire à celle qu’ils vouent à toutes les « déviances » ; le détestable Mai 68 n’est pas loin…

Nous sommes solidaires des jeunes et des moins jeunes qu’on emmerde et qu’on poursuit pour ces bagatelles, nous sommes clairement favorables à la dépénalisation de l’usage des drogues. Nous ne sommes pas les seuls, un petit tour sur le site suivant vous le prouvera.

http://www.circ-asso.net/

Jean-Paul Dupré a voté l’austérité

Posté : 19 mai, 2014 @ 10:25 dans Billet d'humeur | Pas de commentaires »

tapis-rouge_0 

  Le député-maire de Limoux est dans le camp du patronat contre les salariés, les retraités et les chômeurs,

il devra rendre des comptes !

 

 

Comme ses deux collègues socialistes de l’Aude, « notre » député Jean-Paul Dupré s’est conduit en bon godillot de Hollande et a voté le plan d’austérité. Cela ne surprendra personne, même pas les communistes de Limoux qui aux récentes municipales ont soutenu le maire mais pas le député, un distinguo subtil entre politique nationale et politique locale. Il est vrai que le PS lui-même fait le grand écart : son affiche pour les élections européennes condamne l’austérité imposée par Bruxelles, celle décidée par le gouvernement français leur parait sans doute préférable.

Double, triple langage des « élus du peuple » qui s’assoient sur leurs électeurs… Pour le NPA le social-libéralisme n’a qu’un visage, une même politique qu’il décline au niveau national, régional, départemental ou municipal. Et quand il faudra demander des comptes à Jean-Paul Dupré nous ne ferons pas de distinction entre le député et le maire !

 

 

 

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