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Archive pour la catégorie 'Leçons d’histoire'

Août 14

Posté : 4 août, 2014 @ 8:06 dans Leçons d'histoire | Pas de commentaires »

illus2-p19a22[1]Un siècle de trahisons des partis socialistes, pas étonnant que Hollande commémore l’évènement !

Août 1914 représente une coupure décisive dans le mouvement ouvrier. Des dizaines de millions de travailleurs des usines et des champs vont s’affronter dans une guerre atroce dont beaucoup ne reviendront pas ou rentreront mutilés. Mais si en France comme en Allemagne, en Autriche comme en Angleterre, la majorité de la classe ouvrière et de la paysannerie a pu être gagnée dans un délire patriotique, jusqu’à ce que la fleur au fusil ne pourrisse dans la boue des tranchées, les dirigeants socialistes et syndicalistes des pays belligérants portent une lourde responsabilité. Deux ans à peine après le congrès de Bâle de l’internationale socialiste, marqué par le discours de Jaurès appelant à s’opposer à la guerre par une grève générale simultanée dans toute l’Europe, la plupart des chefs socialistes se rangèrent derrière les gouvernements bourgeois de leur pays, promus pour la circonstance défenseurs de la civilisation contre la barbarie des voisins.

C’est lors de l’enterrement de Jaurès que Léon Jouhaux, considéré jusqu’alors comme anarcho-syndicaliste, annonça le ralliement de la direction de la CGT à l’union sacrée. Jules Guesde, prétendu représentant de la gauche du parti, et Marcel Sembat devinrent ministres.  Chacun y alla de son discours pour impliquer Jaurès dans leur ignominie, pour expliquer qu’à n’en pas douter le dirigeant assassiné aurait suivi le même chemin cocardier qu’eux dès lors que ses efforts pacifistes auraient échoué. Pourtant rien n’est moins sûr car Jaurès voyait mal comment la défense de la démocratie pouvait se concilier avec l’alliance russe. Leurs homologues en firent autant dans les autres pays. Seule des minorités, à l’exception de la social-démocratie russe et de quelques petits partis, s’opposèrent à cette folie meurtrière. Puis arriva l’année 17 et la révolution russe qui ébranla le monde.

Avant août 1914 les socialistes français avaient parfois eu des positions ambiguës, notamment sur la question coloniale. Le congrès d’Amiens de la CGT s’était démarqué à la fois de leur électoralisme et de la volonté de Guesde de caporaliser les syndicats. Mais le ralliement des chefs socialistes à la guerre a marqué un tournant. Les dirigeants socialistes, et cela se confirmera lors de la guerre d’Algérie comme actuellement en Afrique, sont de bons soutiens de l’impérialisme français. Alors quand ils ironisent sur le refus de l’extrême gauche de « mettre les mains dans le cambouis » il faut leur rappeler que dans l’histoire de leur parti beaucoup ont trempé les leurs dans le sang et dans la merde.

Lire également : http://npa2009.org/idees/aout-1914-le-basculement-du-monde

Le culte de la personnalité

Posté : 23 juillet, 2014 @ 2:57 dans Leçons d'histoire | Pas de commentaires »

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Quarante ans après la mort de Maurice Thorez, retour sur le culte de la personnalité dans la gauche française

 

 

En 1950, le cinquantième anniversaire de Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, marque l’apogée du culte de la personnalité du Chef qui fait l’objet de poèmes, de chansons et même d’un spectacle édifiant. Les militants communistes rivalisent alors d’imagination pour lui rendre hommage et lui offrir des cadeaux. Maurice, auquel on associe de plus en plus son épouse Jeannette Vermeersch, est « celui de France que nous aimons le plus« . De France, la précision est importante car dans le cœur des communistes français il est un personnage incomparable, cent coudées au dessus de leur secrétaire général, c’est le petit père des peuples, Joseph Staline.

C’est le stalinisme qui a introduit dans le mouvement ouvrier le culte des chefs charismatiques, vénérés comme des héros vivants dans les cas les plus outranciers : Mao, Kim-Il-Sung, Enver Hodja et, dans une moindre mesure, Castro. C’est une tradition étrangère au socialisme des origines comme aux courants libertaires, et ce n’est qu’après sa mort que Lénine fut transformé en icône par les dirigeants soviétiques. En France l’idolâtrie dont Maurice Thorez était l’objet s’atténua après le XX° congrès du PCUS, la direction du PCF ayant tout de même caché le plus longtemps possible les révélations sur les crimes de Staline. Après la mort du secrétaire général du PCF, aucun de ses successeurs ne fit l’objet d’une vénération aussi déplacée. Les photos des grands dirigeants étaient réservées aux élections où ils étaient candidats. Le PCF ne couvre pas les murs avec le portrait de Pierre Laurent, pas plus qu’il ne le faisait avec Marie-Georges Buffet.

« Il n’est pas de sauveur suprême, ni Dieu, ni César, ni Tribun ». S’il est vrai que tant le système médiatique que la logique des institutions de la V° République tendent à personnaliser à outrance le débat politique, il est d’autant plus indispensable de rappeler que pour le mouvement ouvrier la lutte politique n’est pas un combat de chefs.

Thorez

Ci-dessus, le cadeau envoyé par des ouvriers de Béziers à Maurice THOREZ.

Et ci-dessous une chanson apologétique.,

Celui de France que nous aimons le plus,
composée en 1950 pour le cinquantième anniversaire
de Maurice Thorez. Paroles de Henry Bassis et musique de Joseph Kosma.

Refrain :
Buvons camarade, buvons,
que l’avenir nous appartienne.
C’est à lui que nous le devons
à la tienne, ami, à la tienne.
Buvons camarade, buvons,
à la santé de Maurice
à la santé de la paix, au bonheur, à la justice.
Buvons au peuple français
buvons, buvons, au bonheur, à la paix.

Depuis que bat le cœur des hommes,
notre idéal est le plus beau,
il nous a fait ce que nous sommes,
Maurice porte le drapeau.
Le parti arme qui travaille,
Maurice en est le forgeron,
parmi tempêtes et les batailles
Maurice en tête nous tiendrons.

La vie plus forte que souffrance,
à l’avant garde de la joie,
Maurice parle et c’est la France
qui se dessine dans sa voix.
L’étoile claire de Staline
ouvre l’amour au monde entier.
La route mène au socialisme,
Maurice marche le premier

 

Marx est de retour (vidéo)

Posté : 16 mai, 2014 @ 10:41 dans Leçons d'histoire | Pas de commentaires »

Marx

 

 

 

 

       (série en quatre chapitres Sortie les jeudis du mois de mai)

« Marx est de retour » se passe dans l’Argentine actuelle, traversée par la crise économique. Les ouvriers d’une usine subissent le chômage partiel et des licenciements. Une partie s’organise pour lutter en dépit des dirigeants syndicaux. Parmi eux, Martin, protagoniste de l’histoire, qui se retrouve à lire le Manifeste Communiste et à « rencontrer » Karl Marx, dans une mélange de rêve et de réalité. Les idées révolutionnaires de Marx sur les classes sociales, la crise, l’Etat et le communisme feront ainsi leur apparition dans le récit. L’acteur reconnu Carlos Weber joue le rôle de Marx à côté d’un groupe de jeunes acteurs issus du milieu du théâtre indépendant argentin. L’outil audiovisuel est mis au service de la transmission des idées marxistes et la formation d’une nouvelle génération militante qui se forge dans le réveil en cours du mouvement ouvrier argentin et sous l’influence des organisations de la gauche révolutionnaire. Les quatre épisodes sont en langue espagnole et sous-titrés en français (activation des sous titres sur la barre des tâches de la vidéo)..

Lien direct sur le blog du Courant Communiste Révolutionnaire :  http://www.ccr4.org/Marx-est-de-retour

 

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