Révolutionnaires !

NPA haute vallée de l'Aude

Archive pour la catégorie 'Lutte des classes'

Dans les entreprises et dans la rue

Posté : 21 mars, 2015 @ 11:52 dans Lutte des classes | Pas de commentaires »

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Réussir le 9 avril et préparer le 10 !

CGT, FSU, FO et Solidaires appellent à une journée de grève et de manifestation le jeudi 9 avril. Même tardive, notamment après le passage en force du gouvernement sur la loi Macron avec l’utilisation du 49-3, elle peut permettre que s’exprime la colère contre les politiques gouvernementales et patronales.

Avec des discours dégoulinant de références à la République et à la France, Valls et le gouvernement s’appuient sur le développement organisé de la peur de l’étranger, de la peur de la relégation sociale que leur politique aggrave chaque jour, pour faire passer leurs régressions sociales.
C’est un véritable rouleau compresseur auxquels sont soumis droit du travail et protection sociale. Depuis les Pactes de responsabilité, de compétitivité, pas un mois sans de nouvelles attaques. La loi Macron n’est pas encore totalement validée que déjà sont annoncées une loi s’attaquant aux institutions représentatives du personnel, une loi de santé qui vise à réduire la santé publique et son financement à la portion congrue au bénéfice du privé. Et toujours la petite musique sur la « libération » du temps de travail et sur un contrat de travail pour salariéEs-kleenex…

Dans ce contexte, le climat social bénéficie d’un certain réchauffement. Nombreuses mobilisations sur les salaires à l’occasion des négociations annuelles obligatoires, luttes autour des conditions de travail dans la fonction publique hospitalière ou à La Poste, batailles contre les fermetures de sites et les licenciements… Et, enfin, la persistance de luttes dans des secteurs peu habitués aux mobilisations : palaces parisiens, restauration, entreprises du nettoyage, commerce, autant de secteurs où les salariéEs sont traditionnellement peu visibles, ou peu vus.

Nationaliser… les luttes

L’enjeu est de réussir à passer de ces mobilisations dispersées, éclatées voire isolées, à la construction d’un rapport de forces plus global autour d’enjeux nationaux. Cet objectif semble souvent inatteignable à une majorité de salariéEs. Les échecs répétés des mobilisations massives sur le Sécu, sur les retraites, développent un certain fatalisme, une certaine résignation. D’autant plus que, si la CFDT, la CFTC et la CGC affichent clairement leur soutien au gouvernement, la CGT, FO et Solidaires semblent, au mieux, en panne de stratégie, au pire accompagnant la résignation, voire d’une discrétion fleurant le refus de combattre pour la FSU… Pour la « nouvelle » direction de la CGT, la réussite de l’initiative est un point de passage obligé de sa consolidation, comme pour les structures qui se sont opposées à Lepaon en mêlant le plus souvent critiques sur le fonctionnement et sur une orientation basée sur le dialogue social.
Appuyée sur des grèves, l’appel à une manifestation nationale à Paris pourrait être un relais et une amplification des luttes en cours. Reste à lui donner un contenu. Le retrait de la loi Macron doit être clairement réaffirmé, mais nous devons aussi convaincre de la cohérence des politiques gouvernementale et patronale dont les conséquences concrètes sont l’aggravation des conditions de travail, le blocage des salaires, le tout sans impact « positif » sur le chômage, pourtant l’alibi de ces politiques.
Nous devons faire de cette journée le point de départ d’un retournement du rapport de forces en faveur des salariéEs, inscrire ce 9 avril dans le cadre des mobilisations existantes quelles que soient leur objet immédiat. En parallèle, il s’agit de favoriser les constructions unitaires, politiques, syndicales, type collectif 3A ou toutes autres configurations qui permettent de construire le 9 avril sur le plan local, de groupes ou de branches.

Censurer le gouvernement dans la rue

Posté : 23 octobre, 2014 @ 2:35 dans Lutte des classes | Pas de commentaires »

tapis-rouge_0Nous manifesterons le 15 novembre à Quillan contre le budget d’austérité et de casse des services publics

Le gouvernement au service du MEDEF prétend imposer son budget d’austérité, de casse des services publics et de la protection sociale. Comment peut-il afficher une telle arrogance alors qu’il est contesté par la majorité de la population ?

Il n’est fort que de la faiblesse et de la dispersion des résistances. Il ne se maintient que parce que le système de représentation institutionnelle  permet aux gouvernants d’imposer une politique rejetée par une majorité de la population. C’est pour cela que nous devons regagner la rue, y être le plus nombreux possible et dans l’unité la plus large, en particulier le samedi 15 novembre à l’appel du collectif « Alternative à l’austérité » qui regroupe des syndicats, des associations et des partis politiques opposés à la politique pro-Medef du PS.

Nos manifestations doivent devenir le rendez-vous de toutes celles et ceux qui ne supportent plus ni le chômage, ni l’austérité, ni la destruction de la protection sociale et des services publics, ni la loi de transition énergétique bidon, ni la répression pour imposer des grands projets nuisibles comme le barrage de Sivens, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou la ferme-usine des 1 000 vaches, ni les interventions militaires impérialistes contre les peuples…Montrer qu’il existe une véritable opposition dans ce pays, loin des salons et du Parlement, dans la rue.

A Quillan, le samedi 15 novembre sera l’occasion d’une autre initiative qui n’est en rien contradictoire, puisque l’UD CGT et le syndicat des cheminots de l’Aude appellent à un rassemblement à 11 heures devant la gare pour mobiliser contre le projet de sa fermeture. Une belle journée de lutte en perspective.

Carrefour reprend les magasins Dia

Posté : 20 juillet, 2014 @ 6:45 dans Lutte des classes | Pas de commentaires »

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Carrefour mange Dia.

Et les salariés dans tout ça ?

 

Le 20 juin, Carrefour et Dia ont annoncé la signature d’un compromis de vente. Le groupe espagnol Dia, qui souhaitait se défaire de sa filiale française et vendre ses 800 magasins qui emploient au total 7.500 salariés, a donc fait affaire avec un des géants de la grande distribution (voir plus bas notre article du 11 juin). Peu importe ce que sera le futur nom de l’enseigne, à Quillan beaucoup parlent encore de Champion pour désigner l’actuel Carrefour, ce qui est important c’est que tous les employés conservent leur travail.

Or la situation locale est particulière puisque le repreneur absorbe un concurrent dont le magasin est situé à peu de distance de son Carrefour Market, sur un créneau commercial qui se recoupe partiellement. Les deux implantations voisines subsisteront-elles et, si ça n’était pas le cas, quel sera le sort ds salariés ?

Les licenciements invisibles

Posté : 9 juillet, 2014 @ 8:26 dans Lutte des classes | Pas de commentaires »

despidosQuand une grande entreprise supprime des emplois, ça fait la une des journaux. Mais chaque jour des salariés sont licenciés et personne n’en parle !

Pourtant il est tout aussi dramatique de se retrouver au chômage quand on travaillait dans une petite entreprise du commerce ou de l’artisanat ; c’est parfois même pire car il n’est pas question de « plan social » (mal nommé, mais c’est une autre histoire) et les indemnités sont réduites au minimum légal, c’est à dire à pas grand chose. Pour retrouver un emploi il faut se débrouiller tout seul, alors que les allocations chômage n’ont qu’un temps et qu’il faut constamment se justifier sous peine de radiation.

Les petits patrons qui licencient trouvent beaucoup d’avocats, même parfois dans une gauche qui se proclame radicale et qui gobe le mythe des PME qui créent des emplois et méritent d’être aidées. Mais s’il est vrai que la concentration capitaliste rend beaucoup de petites entreprises dépendantes des grands groupes, quand elles n’en sont pas de simples filiales, et que les banquiers leur tiennent la dragée haute, être victime de plus méchants que soi ne rend pas forcément gentil. On cite souvent l’artisan qui travaille dur et se paie moins que ses ouvriers ; il en existe, mais il en est beaucoup d’autres qui estiment qu’un patron a le droit de mener la grande vie en faisant supporter certaines dépenses personnelles par l’entreprise.

Et puis les relations sociales, faute d’organisation syndicale et d’institutions représentatives du personnel, ne sont pas toujours tendres dans les petites boîtes. Les patrons et les cadres grandes gueules, les « si tu n’es pas content, tu t’en vas » ne sont pas si rares. Licenciements invisibles, mais aussi licenciements camouflés quand le harcèlement pousse un salarié à la démission. Certains employeurs n’hésitent pas à invoquer des fautes imaginaires (qualifiées de graves si possible pour sucrer le préavis et les indemnités) pour se débarrasser de quelqu’un (on connait des cas dans le canton) ; certains vont aux prud’hommes, d’autres n’osent pas pour ne pas obérer leur chance de retrouver un emploi. Il y a aussi les « ruptures conventionnelles » dont seule une partie, difficile à mesurer quand il n’y a pas intervention d’un conseiller du salarié, est vraiment une rupture amiable et non une démission forcée. Ce ne sont pas les seuls licenciements économiques déclarés comme tels qui font grimper la courbe du chômage.

Interdire les licenciements dans les entreprises qui font du profit ce serait la moindre des choses mais ça n’est pas suffisant car cela laisse supposer que les autres licenciements sont légitimes. Quand une société petite ou grande est en faillite, ce ne sont pas les salariés qui sont responsables ; on ne leur a jamais demandé leur avis sur la gestion de la boîte, sur les choix industriels ou commerciaux, sur la répartition des bénéfices au temps où il y en avait. Ils ne doivent pas payer les pots cassés par les patrons. Le salarié dont le poste de travail est supprimé doit être reclassé sur un emploi de même niveau, sans perte de salaire ni détérioration de ses conditions de vie et de travail, ce reclassement devant être financé si nécessaire par une cotisation patronale solidaire. La garantie d’emploi dont bénéficient encore les travailleurs du secteur public doit être étendue à tous les salariés.

Comment virer un salarié cassé par le travail avec ou sans « compte pénibilité ».

Lire : http://larotative.info/compte-penibilite-la-loi-permet-de.html

L’arnaque de la baisse des cotisations sociales

Posté : 17 juin, 2014 @ 3:56 dans Lutte des classes | Pas de commentaires »

gattazC’est plus le patron qui paie les augmentations de salaire, c’est la sécurité sociale !

 

Désireux de redonner un peu de pouvoir d’achat aux salariés mécontents sans toucher aux profits des pauvres patrons, le gouvernement a décidé de diminuer les cotisations sociales. C’est le transfert d’une partie de la rémunération des travailleurs sur le budget de la protection sociale, une mesure totalement irresponsable de la part de ceux qui montrent du doigt les déficits de l’assurance maladie et des caisses de retraite. Diminuer les ressources de la sécurité sociale déjà obérées par les multiples exonérations dont bénéficient les capitalistes, c’est justifier par avance de nouvelles économies sur le dos des malades, des familles et des retraités. Or chacun sait que la baisse des remboursements et des prestations signifie davantage de dépenses à notre charge, plus l’augmentation des tarifs des mutuelles. Bref on reprend d’une main ce qu’on nous accorde de l’autre.

Bien entendu celles et ceux qui ont de plus en plus de difficultés ne cracheront pas sur un peu d’argent supplémentaire, peu importe qui paie. Pour autant la manière d’augmenter le « net à payer » en bas de la fiche de salaire n’est pas neutre. En effet c’est le salaire brut qui est la référence, notamment pour le calcul de nos retraites.

Alors pas de quoi dire merci patron, ni merci Hollande. Il faut prendre l’argent où il est, dans les poches des actionnaires, pour augmenter les salaires et les pensions de retraite.

 

Pas touche à notre Dia !

Posté : 11 juin, 2014 @ 11:53 dans Lutte des classes | Pas de commentaires »

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Menace sur les magasins Dia et sur les salariés

Le groupe espagnol Dia, qui se présente comme un géant mondial du Hard Discount, a annoncé que sa filiale française sera désormais classée dans la catégorie des «activités non poursuivies», c’est-à-dire destinées à être fermée ou cédées. Coté depuis juillet 2011 à la Bourse de Madrid, le groupe Dia affiche de belles performances d’un point de vue capitaliste. Ses ventes globales ont progressé de 4,7 % en 2011, de 5,6 % en 2012 et de 7,2 % l’an passé, pour atteindre 11,5 milliards d’euros. La marge opérationnelle du groupe est passée en deux ans de 5,7 % à 6,5 % du chiffre d’affaires, et sa valorisation en Bourse a quasiment doublé depuis juillet 2011, pour dépasser 4 milliards d’euros.

Cependant les performances sont moindres en France où l’enseigne est soumise à une rude concurrence et où le chiffre d’affaire global du Hard Discount a reculé, en partie parce que les plus pauvres réduisent encore leur consommation, en partie du fait de l’affichage de « premiers prix » par les grandes surfaces traditionnelles. Selon la direction du groupe, Dia France aurait perdu 18 millions d’euros en 2013. C’est peu en comparaison des bénéfices réalisés ailleurs, mais c’est insupportable pour les actionnaires qui veulent donc se débarrasser d’une filiale qui leur coûte de l’argent. La cession des 865 magasins Dia de France est donc programmée.

Reste à trouver un repreneur, non pour l’enseigne qui n’a pas acquis une grande notoriété mais pour les magasins.  Deux au moins des géants de la grande distribution seraient sur les rangs. Carrefour tout d’abord, ce qui serait un retour à la case départ puisque ce groupe s’était dégagé du Hard Discount voilà peu en vendant ses magasins (Baptisés ED au départ puis devenus DIA), et Casino. Mais au fond le repreneur et l’enseigne n’ont guère d’importance pour les consommateurs (beaucoup à Quillan parlent encore de Champion quand ils vont à Carrefour) ; c’est moins évident pour les salariés dont le sort peut dépendre de la stratégie du repreneur, y compris localement. Que la nombreuse clientèle du DIA de Quillan montre que son existence répond à un réel besoin n’est pas suffisant pour des actionnaires qui ne pensent que gros sous.

Les salariés, qui n’ont jamais eu leur mot à dire sur les stratégies commerciales de leur employeur ni sur les charcutages, ventes et rachats, auxquels se livrent régulièrement les grands groupes, ne doivent pas payer les pots cassés. Aucun emploi ne doit disparaitre !

 

Communiqué par l’UL CGT de Carcassonne

Posté : 11 juin, 2014 @ 11:17 dans Lutte des classes | Pas de commentaires »

sans-titre (8)Mouvement de grève chez EXAPAQ (Lézignan Corbières)

Le mouvement de grève chez Exapaq Lézignan comme dans 12 autres sites nationaux a été levé suite aux promesses de la direction parisienne de négocier, «avec tous les syndicats».

Les salariés CGT s’étaient mis en grève mercredi. Porté à 100 % par la CGT le mouvement revendiquait une harmonisation des salaires et des primes sur tout le territoire, le Sud se considérant moins bien traité. Des garanties ont été obtenues au niveau du «respect» et de l’organisation du travail. Sur certains sites des contrats ont été titularisés. Reste maintenant à concrétiser l’harmonisation des primes et salaires entre le Nord et le Sud. La négociation doit se tenir le 16 juin à Paris, entre la DRH et l’ensemble des syndicats.

Les salariés Lézignanais grévistes ont repris le travail mais « restent dans l’attente ». Le délégué CGT Pierre Mennillo s’est félicité d’une «solidarité jamais vue chez Exapaq».

Les éternels oubliés de l’agriculture

Posté : 7 juin, 2014 @ 12:31 dans Lutte des classes | Pas de commentaires »

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Permanents ou saisonniers, les salariés agricoles sont au nombre des travailleurs les moins bien payés et les plus mal protégés. Et pourtant quand on parle de l’agriculture et de ses difficultés ce n’est jamais à eux qu’on pense !

 

 

Il n’est qu’à lire les conventions collectives des deux principales productions de l’Aude, les céréales et le vin, pour constater qu’elles offrent bien peu d’avantages en comparaison avec d’autres branches professionnelles. (Voir en pièces jointes).

Ces conventions sont-elles au moins respectées ?  L’employeur ne les communique pas toujours spontanément au salarié et parfois le simple fait de les réclamer est considéré comme un début de rébellion. Heures supplémentaires non payées, travail partiellement déclaré, tout ça n’est pas facile à faire valoir. Les saisonniers notamment hésitent à saisir les prud’hommes. Pourtant, notamment au niveau des saisonniers étrangers, quelques scandales ont montré des conditions de travail proches du servage. Ce sont bien sûr des cas extrêmes, mais le non respect du droit du travail est bien trop fréquent et les coupables ne se trouvent pas que parmi « les gros vilains productivistes de la FNSEA« .

Les difficultés bien réelles d’un grand nombre d’agriculteurs ne sauraient justifier de telles dérives. Les salariés ne doivent pas en faire les frais.

Lien vers la fédération CGT de l’agriculture et de l’agroalimentaire : http://www.fnafcgt.fr/spip.php 

Conventions collectives pour le département de l’Aude :

fichier pdf CC-CEREALIERE-avenant90-salaire

fichier pdf CC-VITICOLE-avenant38

 

Victoire, l’éléphant reste à Gemenos !

Posté : 7 juin, 2014 @ 11:05 dans Lutte des classes | Pas de commentaires »

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Entretien publié dans l’hebdomadaire du NPA.

Olivier Leberquier est délégué CGT à Fralib à Gémenos (13).

Il nous parle de la victoire importante remportée par les salariés après plusieurs années de mobilisation.

Peux-tu nous résumer les nouvelles de ces derniers jours et ce qui a été gagné ? Après l’annulation de quatre PSE, Unilever a fini par céder sur plusieurs points importants : le transfert des installations administratives et industrielles du site à la Scop des salariés, pour l’euro symbolique ; le soutien financier au démarrage et au développement du plan alternatif des salariés en sécurisant les acquis obtenus et en ouvrant des perspectives sérieuses, notamment par diverses mesures contribuant au développement commercial (recherche de débouchés de production, construction d’une marque, renforcement de l’appareil commercial et administratif…) ; une contribution de 20 millions d’euros au fonds de roulement ; le financement d’une formation pour les salariés de la Scop ; la participation à la remise en état, au développement, à la modernisation et à la diversification de l’outil de travail ; le maintien des institutions représentatives du personnel pendant une période suffisante permettant la maîtrise du dossier jusqu’à la création officielle de la Scop ; l’obtention d’une prime substantielle de préjudice pour chaque salarié en lutte, venant s’ajouter aux indemnités légales. C’est vraiment dans la dernière ligne droite que l’État a enfin agi pour que le conflit aboutisse, ce qui est à noter, surtout quand on voit ce qu’est la politique de ce gouvernement « de gauche ». Certains ministres d’aujourd’hui s’étaient engagés à réquisitionner la marque « Éléphant », ce qui n’a jamais été tenu. Précisons aussi qu’avec l’ANI mis en place par ce même gouvernement, notre lutte n’aurait pas pu exister et nous serions morts.

Quel sentiment après trois ans et demi de lutte ? D’abord, une immense satisfaction, surtout dans le contexte général et après le dimanche noir qui a vu le FN arriver en tête aux élections européennes. Notre victoire est un peu un camouflet pour ce FN qui a été le seul parti à ne jamais dire un mot de soutien à notre lutte, alors que tous les autres partis, même avec une dose plus ou moins forte de mauvaise foi, ont fait un jour ou l’autre une déclaration de soutien. Notre victoire est la preuve qu’il n’y a jamais de fatalité, même contre une grande multinationale. Unilever, c’est 53 milliards de chiffre d’affaire et 5 milliards de bénéfice net par an. C’est aussi deux milliards de produits vendus dans le monde. Notre lutte était celle du « pot de thé contre le pot de fer », et nous l’avons gagnée.

Au-delà de la victoire, que représente votre lutte ? Notre combat pour la Scop, dans lequel nous entrons maintenant, n’est pas gagné d’avance. Le capitalisme est hélas toujours là, et on va être obligé de vivre dedans. Nous ne serons qu’une poche de résistance. Mais nous avons rencontré beaucoup d’autres travailleurs en lutte comme les ex-Pilpa qui ont inauguré leur Scop, ou une petite entreprise de charpentes à Gardanne qui continue à fonctionner.

Et maintenant ? Il est difficile de fixer une date précise de démarrage de la Scop. Nous allons d’abord liquider tout ce qui tourne autours du conflit, y compris les aspects individuels. 14 d’entre nous continueront à être payés par Unilever pendant 2 ans, en comptant le congé de reclassement. Mais nos 1 336 jours de lutte ont aussi permis à certains salariés, qui n’avaient pas les annuités pour partir à la retraite, de les gagner. À partir de maintenant, 50 à 60 ex-salariés d’Univeler entrent comme coopérateurs et vont se mettre au travail. Nous allons pouvoir concrétiser les liens que nous avons noués avec des petits producteurs de thé et de plantes aromatiques, pour établir des rapports sur la base d’échanges équitables, et fabriquer des produits de meilleure qualité… sans avoir à rémunérer des actionnaires. Mais d’ici là, nous allons organiser une grande fête dans notre usine pour fêter la victoire avec toutes celles et tous ceux qui ont été à nos côtés sans répit depuis le début.

Quel message à celles et ceux qui luttent ? Se dire toujours qu’il n’y a pas de fatalité, et que si la victoire n’est jamais acquise d’avance, seuls ceux qui ne luttent pas sont assurés de la défaite.

Les flics de Valls contre les postiers en grève

Posté : 21 mai, 2014 @ 4:07 dans Lutte des classes | Pas de commentaires »

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Après plus de 100 jours de grève des postiers des Hauts-de-Seine, quatre syndicalistes sont placés en garde à vue !

Stop à la criminalisation du mouvement social ! Arrêt des poursuites !

Mercredi 21 mai, quatre syndicalistes et grévistes ont été placés en garde à vue. La répression qui s’abat sur eux est basée sur un tissu de mensonges de la part de la direction de la Poste et ne vise qu’à briser leur mobilisation qui dure depuis plus de 100 maintenant !

Voir la manifestation de soutien en vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=bnv4RwL-JkQ

Pour en savoir plus sur la grève des postiers et sur les méthodes de la Poste :

 http://npa2009.org/evenement/rassemblement-contre-la-repression-des-postiers

Pour aider les grévistes :

Une pétition a été mise en ligne (http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/sud-poste-92-apr%C3%A8s-trois-mois-de-gr%C3%A8ve-soutenons-les-postiers-du-92).

Un acte militant avec la belle Aude

Posté : 16 mai, 2014 @ 10:51 dans Lutte des classes | 3 commentaires »

La-Belle-Aude[1]

 De PILPA à la Fabrique du Sud

La solidarité a parfois bon goût. Les 19 salariés qui ont choisi de monter la coopérative « la fabrique du sud » après deux ans de lutte menée avec leur syndicat CGT contre la fermeture de l’usine PILPA de Carcassonne méritent à l’évidence la nôtre ; et c’est d’autant plus motivant que cette solidarité repose d’abord sur la consommation des crèmes glacées produites par la coopérative et commercialisées sous l’étiquette « la belle Aude », un label justifié. Car si nos camarades ont défendu leur dignité et sauvé 19 emplois, seule la réussite commerciale permettra de maintenir ces derniers. Leur démarche prudente en direction des marchés de proximité, à commencer par les grandes surfaces du département (voir en pièce jointe la liste des points de vente) laisse bien augurer du succès.

Voilà plusieurs mois que la fabrication a repris mais c’est avec les beaux jours que la consommation explose. Notre solidarité avec « la fabrique du sud » va pouvoir s’exprimer pleinement, car en plus leurs glaces sont bonnes et de qualité. La coopérative a choisi d’utiliser le lait entier produit dans le département, une attitude à souligner.

 

LA FABRIQUE DU SUD / 75; Rue E.Branly .Z.I La Bouriette .11O00.Carcassonne .

Tel 04.68.72.33.50

Points de vente : fichier pdf Liste des clients de la SCOP La Fabrique Du Sud où trouver nos produits

Le 1° mai à Conques avec Gérard Filoche

Posté : 13 mai, 2014 @ 11:53 dans Lutte des classes | Pas de commentaires »

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     L’UD CGT de l’Aude a eu l’heureuse idée d’inviter au rassemblement festif de Conques, l’après-midi du 1° mai, Gérard Filoche, inspecteur du travail aujourd’hui en retraite, militant à la CGT et… au Parti Socialiste. Il va de soi que nous ne partageons pas cet engagement politique ; notamment celles et ceux d’entre nous qui ont milité avec Gérard à la LCR, dont il fut longtemps un des dirigeants sous le pseudonyme de Matti, n’ont toujours pas compris son choix et celui d’autres camarades de rejoindre en juillet 1994 un PS déjà bien compromis et qu’il s’emploie vainement depuis à redresser. Mais c’est son choix, et nous portons à son crédit que Gérard n’a rien d’un carriériste ni d’un repenti. C’est une sacrée différence avec d’autres transfuges de l’extrême gauche, tels Jean-Christophe Cambadélis, Henri Weber ou Julien Dray, sans compter ceux qui ayant rejoint le PS pour y faire de l’entrisme ont, comme Lionel Jospin, trouvé la soupe meilleure dans leur grande maison d’accueil que dans leur petite organisation trotskiste.

Mais c’est Gérard Filoche le syndicaliste, l’inspecteur du travail prenant à cœur sa mission de défense des droits des salariés, celui qui fut poursuivi en justice par des patrons mécontents et menacé de sanctions par une ministre du travail qui – ironie de la vie – appartenait comme lui au PS, que nous avons entendu à Conques. Plus de 150 militant(e)s ont assisté à un exposé d’une heure que personne n’a trouvé trop long tant il fut à la fois passionné et pédagogique, avec des formules qui faisaient mouche (Qui paie ses dettes enrichit les banquiers) suivi d’un débat malheureusement trop bref. Véhément critique de l’ANI, de la casse des retraites et des attaques contre la sécurité sociale, Gérard Filoche a appelé à se mobiliser contre le pacte de responsabilité et les cadeaux au patronat ; en fait pas grand chose dans la politique de Hollande ne trouve grâce à ses yeux. Mais s’il appelle de ses vœux un grand mouvement social force est de constater que les solutions qu’il préconise, notamment en terme d’issue politique, relèvent d’un réformisme assez classique enrichi d’une tonalité radicale ; rien de surprenant à ce que ce discours séduise les partisans du Front de Gauche qui occupe aujourd’hui sur l’échiquier politique cette case délaissée par un PS totalement acquis au libéralisme.

Pas de raison pour autant de bouder notre plaisir d’avoir vu et entendu Gérard au mieux de sa forme dans ce débat cordial entre militants organisé par l’UD CGT. C’est pourquoi, tout en lui laissant l’entière responsabilité de ce qu’il écrit, nous vous proposons de visiter le blog de Démocratie et Socialisme, l revue qu’il anime. Le lien suivant permet d’accéder à la vidéo de sa conférence sur l’ANI : http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2812

Les fonctionnaires ont fait grève le 15 mai

Posté : 13 mai, 2014 @ 10:29 dans Lutte des classes | Pas de commentaires »

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« Je sais ce que nous devons à nos fonctionnaires, si essentiels à la vie de ce pays. Chaque jour, ils agissent avec dévouement et sens du service public. Mais la situation nous oblige à leur demander de contribuer à l’effort commun. Nous confirmons le gel du point d’indice. »

Manuel VALLS a été on ne peut plus clair, pas d’augmentation de la valeur du point d’indice en 2015, et si le gouvernement a précisé que les règles d’avancement dans la fonction publique de l’Etat seront préservées, répondant ainsi aux inquiétudes consécutives aux déclarations de l’ancien ministre Vincent PEILLON, les gains liés à l’avancement d’échelon compenseront à peine les pertes liées au gel du point… pour celles et ceux qui en bénéficieront. On constate par ailleurs que plus en plus de fonctionnaires, bien qu’ayant toutes leurs annuités partent en retraite sans avoir atteint au moins le dernier grade de leur corps, avec bien sûr une incidence négative sur leur pension (dont le montant n’augmente pas, diminue en fait en raison de l’inflation et de nouvelles cotisations puisque le retraité ne change pas d’échelon).

Le blocage des rémunérations et les autres restrictions sur les budgets des administrations, qui doivent générer selon le premier ministre 19 milliards d’économie pour la seule fonction publique de l’Etat, contribueront-elles au moins à créer des emplois, permettant de mieux assurer les missions de service public et de faire reculer le chômage ? Que nenni. La MAP (modernisation de l’action publique) s’inscrit dans la continuité des politiques précédentes axées sur la réduction des effectifs, fermant ainsi aux jeunes la possibilité d’accéder aux emplois publics, aggravant les conditions de travail des personnels en poste et se traduisant de plus en plus souvent par l’abandon de missions.

Le gouvernement adhère pleinement au dogmatisme libéral qui règne en maître dans toute l’Europe : moins d’emplois publics, donc des économies budgétaires qui permettent d’alléger la fiscalité et les cotisations sociales des entreprises privées, institutions vertueuses qui en remerciement de ces cadeaux vont créer des millions d’emplois. Naturellement l’opposition de droite n’est pas en reste, elle qui boufferait volontiers du fonctionnaire à chaque repas et incite le gouvernement à aller plus vite et plus loin dans la destruction d’emplois. Qu’importe si ces politiques, en œuvre depuis plusieurs années dans toute l’Europe, n’ont eu aucun effet positif sur l’économie réelle et partant sur l’emploi ; banquiers et actionnaires se portent bien, c’est l’essentiel. Pour le reste pleuvent chaque jour des annonces de nouveaux licenciements !

Quant aux appels vibrants aux fonctionnaires bien aimés pour qu’ils prennent sans rechigner leur part du fardeau et contribuent au « redressement des comptes publics », ils résistent mal à la réalité de ces chefs d’entreprises, au premier rang desquels le président du MEDEF, qui n’ont aucun scrupule à augmenter considérablement leur propre rémunération.

Alors oui, il faut mettre un coup d’arrêt aux politiques « anti-publiques ». Il se dit que le gouvernement pourrait hésiter à aller à l’affrontement avec les agents publics qui constituent une part importante de sa base électorale ; raison de plus pour ne pas se montrer timorés, la grève et les manifestations du 15 mai ont été bien suivi, même si c’est encore insuffisant et si ça ne doit être qu’un début. Ce sont autant d’avertissements infligés au pouvoir en place. Et ça n’est pas un mouvement égoïste des fonctionnaires. S’il est vrai qu’ils peuvent encore syndiquer et faire grève sans risquer le licenciement, ils doivent mettre cette capacité de résistance au service de tous les salariés, celles et ceux qui subissent l’austérité dans les entreprises, sous la menace du chômage, sans adhérer pour autant au mensonge sans fois martelé des « sacrifices indispensables ». Tout comme ils doivent aux jeunes – et nous en avons tous dans notre entourage – que le tarissement des recrutements sur des emplois statutaires condamne au chômage et à la précarité.

 

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