Révolutionnaires !

NPA haute vallée de l'Aude

Retour sur les récentes élections

Classé dans : Egalité! — 17 juin, 2014 @ 8:58

Front National = danger !

Face à la vilaine bête qui monte (même à Quillan) il est temps de réagir ! 

 hommage[1]

Comme nous l’avons développé dans un article de ce blog, quelque peu polémique avec les camarades du PCF, l’instrumentalisation du Front National par la vraie droite et la fausse gauche ne doit pas nous conduire à sous estimer le danger. Par ailleurs quand on veut faire une véritable analyse des évolutions électorales, il faut comparer ce qui est comparable à commencer par le même type d’élection, en se gardant de mettre en avant pour se rassurer une fois le nombre de voix, une autre les pourcentages.

Qu’on le retourne comme on veut, le Front National s’est renforcé lors des municipales puis des européennes. Si on prend l’exemple de Quillan, petite ville ou les fascistes ne déploient guère d’activité publique, on constate qu’aux Européennes, avec un niveau d’abstention à peu près identique le FN, qui avait obtenu 90 voix (7,75%) en 2009, en obtient 252 (22,54%) en 2014 alors que la droite classique progresse aussi et que le PS recule. Il y a donc un glissement à droite du corps électoral et au sein de cette droite une radicalisation inquiétante.

D’autant plus inquiétante que nous n’avons pas en parallèle une progression de la « gauche de gauche » qui profiterait du discrédit du parti socialiste dans les classes populaires. Si les militants du Front de gauche peuvent se réjouir de scores locaux supérieurs à la moyenne du grand sud ouest comme du département de l’Aude, mettre en avant les pourcentages sans regarder le nombre de suffrages peut conduire à des interprétations exagérément optimistes. Aux Européennes de 2009 la liste du Front de Gauche avait obtenu 132 voix (11,36%) sur la ville de Quillan ; en 2014 elle obtient… 132 voix (11,81%) ce qui ne marque aucune progression en cinq ans. Si le Front de Gauche ne récupère rien du côté des déçus du PS, il ne profite pas non plus du très faible score du NPA dont la liste avait dépassé 6% en 2009. Donc les résultats globaux de la « gauche de gauche » reculent alors que ceux du Front National augmentent fortement.

Continuons en laissant de côté les élections présidentielles qui sont les plus médiatiques et celles où la participation électorale est très forte, en relevant seulement que Jean-Luc Mélenchon comme Marine Le Pen réalisent sur la ville un pourcentage supérieur à leur résultat national. Aux élections législatives de 2012, donc il y a deux ans à peine, la candidature du Front de Gauche avait obtenu 146 voix (9,46%), sensiblement mieux que les 109 voix (6,16%) de la candidate du PCF en 2007 ; celle du Front National 173 voix (11,20%) en forte progression sur les 67 voix (3,79%) de la candidate FN de 2007. Aux municipales la liste du Front de Gauche, dont la constitution était déjà un succès, a obtenu 158 voix (8,34%). Le Front National n’avait pas de liste, ce qui est une bonne chose car cela marque les limites de son implantation militante locale.

Nous laissons à d’autres le soin de faire les courbes. L’ancrage électoral du FN est incontestable, il n’est pas irréversible si la vraie gauche ne fait pas la politique de l’autruche, qu’elle s’emploie à en comprendre les causes (il suffit parfois d’ouvrir nos oreilles), à répondre sur le terrain des luttes sociales mais aussi à combattre le racisme légitimé par la droite (voir l’arrêté anti-mendicité de Narbonne, dirigé contre les Rroms) et par une partie de la gauche.

Lien vers l’article de la revue du NPA sur l’histoire et l’évolution du Front National :

https://npa2009.org/content/le-fn-quatre-decennies-dune-histoire-chaotique

Et vers le blog de notre commission antifasciste :

http://tantquillefaudra.org/

Casse du service public ferroviaire

Classé dans : Services publics — 17 juin, 2014 @ 4:36

DSC_0161Lettre ouverte à ceux qui ne se préoccupent du service public que quand les cheminots font grève

Samedi matin, il y a marché à Quillan juste devant la gare. Ce pourrait être l’occasion pour celles et ceux qui viennent des communes voisines pour s’approvisionner de préparer leur prochain déplacement en train. Et bien non, la gare est fermée le samedi, le dimanche et les jours fériés. Les horaires d’ouverture sont peu pratiques pour celles et ceux qui travaillent et il n’y a pas de distributeur de billets. Ce n’est guère plus brillant à Limoux, l’autre gare de la ligne avec Quillan et bien sûr Carcassonne à ne pas être désaffectée. Les autres sont de simples arrêts, sans agents SNCF, sans même une signalisation permettant d’annoncer le retard ou l’annulation d’un TER.

Pourtant nous sommes dans une zone touristique, cette prétendue vocation de notre canton depuis la liquidation de son tissu industriel. Les touristes ne doivent pas prendre le train. En revanche les supermarchés du coin, Intermarché, Carrefour et Dia, ont de larges plages d’ouverture, y compris le dimanche matin, et n’hésitent pas à faire bosser leurs salariés certains jours fériés. Le samedi et le dimanche on peut acheter des chips en grande surface mais pas un billet de train dans une gare, et ça ne semble pas émouvoir nos élus de droite comme de gauche, alors que l’ouverture dominicale des grandes surfaces contribue à asphyxier le petit commerce local.

Alors quand les journalistes aux ordres du pouvoir calomnient et insultent les cheminots qui ont le toupet de faire grève… Car les cheminots se battent pour contrecarrer la casse du service public, celle que nous constatons dans la Haute Vallée comme ailleurs malgré le dévouement et la conscience professionnelle des quelques agents qui restent dans les quelques gares qui ne sont pas fermées. Bien sûr nous sommes à leur côté, contre la direction de la SNCF qui veut continuer à réduire les effectifs et à nous obliger au « tout internet », comme nous l’indiquons dans un autre article de ce blog sur la fausse extension du TER à 1 €.

Face au déluge de mensonges, nous vous invitons à lire, reproduire et diffuser le tract de la CGT destiné aux usagers, ci-dessous en pièce jointe. Faites le circuler sur vos listes de diffusion, donnez un exemplaire à votre voisin. Ensemble combattons la désinformation !

fichier pdf tract aux usagers

L’arnaque de la baisse des cotisations sociales

Classé dans : Lutte des classes — 17 juin, 2014 @ 3:56

gattazC’est plus le patron qui paie les augmentations de salaire, c’est la sécurité sociale !

 

Désireux de redonner un peu de pouvoir d’achat aux salariés mécontents sans toucher aux profits des pauvres patrons, le gouvernement a décidé de diminuer les cotisations sociales. C’est le transfert d’une partie de la rémunération des travailleurs sur le budget de la protection sociale, une mesure totalement irresponsable de la part de ceux qui montrent du doigt les déficits de l’assurance maladie et des caisses de retraite. Diminuer les ressources de la sécurité sociale déjà obérées par les multiples exonérations dont bénéficient les capitalistes, c’est justifier par avance de nouvelles économies sur le dos des malades, des familles et des retraités. Or chacun sait que la baisse des remboursements et des prestations signifie davantage de dépenses à notre charge, plus l’augmentation des tarifs des mutuelles. Bref on reprend d’une main ce qu’on nous accorde de l’autre.

Bien entendu celles et ceux qui ont de plus en plus de difficultés ne cracheront pas sur un peu d’argent supplémentaire, peu importe qui paie. Pour autant la manière d’augmenter le « net à payer » en bas de la fiche de salaire n’est pas neutre. En effet c’est le salaire brut qui est la référence, notamment pour le calcul de nos retraites.

Alors pas de quoi dire merci patron, ni merci Hollande. Il faut prendre l’argent où il est, dans les poches des actionnaires, pour augmenter les salaires et les pensions de retraite.

 

Narbonne : le maire persiste et signe

Classé dans : Billet d'humeur — 17 juin, 2014 @ 1:03

mendiantbreton2[1]Le 12 juin il y a eu un débat (sans vote) portant sur larrêté anti-mendicité, en fin de séance du conseil municipal de Narbonne.

 La présentation du « socle » (pour reprendre le terme employé) du futur arrêté a été lue par le premier adjoint M Malquier : mélange de compassion hypocrite sur le sort des SDF et amalgame explicite entre mendicité et agressivité avec une stigmatisation particulière de « ceux qui en font leur métier » (dixit le Maire) c’est-à-dire « venant des pays de l’Europe de l’Est ». Cela n’a fait que confirmer les propos tenus avant la réunion par le maire, Didier MOULY, devant la cinquantaine de citoyens venus manifester leur réprobation et apporter une pétition déjà signée par plusieurs centaines d’habitants de la ville. Ce sont bien les Rroms qui sont visés, ainsi que les SDF qui – cela a été dit également – font désordre dans le centre ville pendant la période estivale.

Il a été dit également que l’arrêté s’inscrivait dans tout un dispositif sécuritaire visant à « rassurer les Narbonnais : extension de la vidéo surveillance, augmentation des effectifs de la police municipale, tout cela dans la lignée de l’équipe municipale précédente. Autre argument qui pour nous n’en est pas un : Narbonne n’est pas la seule ville a prendre ce type d’arrêté. En se revendiquant d’une certaine continuité avec les mesures sécuritaires de son prédécesseur, Didier MOULY a contraint Mme SANDRAGNE, intervenant pour la liste « j’aime Narbonne », à se démarquer tout en ne se démarquant pas trop, avec beaucoup de commisération pour les SDF. Ah si les pauvres pouvaient se montrer discrets… Commisération partagée bien sûr par le maire qui promet un « volet social » pour accompagner une mesure liberticide.

Il ne s’agit pas de baisser les bras. Nous continuons à informer la population et à organiser l’opposition à cet arrêté tout en étudiant les recours juridiques  pour obtenir son abrogation. (Information transmise par le NPA Narbonne, voir également sur ce blog l’article précédent sur Didier Mouly et sa chasse aux pauvres)

 

La gauche ouvrière haïtienne solidaire du peuple brésilien

Classé dans : L'internationale — 17 juin, 2014 @ 12:37

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Lettre ouverte de Batay Ouvriye (Haïti) à la Présidente du Brésil

Batay Ouvrieye (Bataille ouvrière) est une organisation politico-syndicale d’un pays parmi les plus pauvres au monde, où des grandes entreprises de divers pays dont la France, ancienne puissance coloniale expulsée par la révolution menée par Toussaint Louverture, profitent des zones franches et exploitent la production agricole. Longtemps sous la coupe du sinistre dictateur Franèçois Duvalier, dit Papa Doc, Haïti a subi plusieurs interventions étrangères, notamment des USA, pour « rétablir l’ordre » néo-colonial. Le Brésil maintient un contingent depuis plusieurs années.

Port-au-Prince, ce mercredi 11 juin 2014

LETTRE OUVERTE À MADAME DILMA ROUSEFF PRESIDENTE DU BRÉSIL Par l’intermédiaire de M. José Luis Machado E. Costa Ambassadeur du Brésil en Haïti

Madame la présidente,

À l’occasion de la Coupe du Monde 2014 qui se déroulera au Brésil, nous appuyons sans réserve et donnons notre pleine et entière solidarité aux mobilisations du peuple brésilien qui réclame santé, éducation, logement, de meilleurs salaires, des transports gratuits, parmi d’autres revendications… au lieu des milliards qui ont été dépensés en stades et logistique. Nous connaissons l’amour du peuple brésilien pour le foot-ball. S’il en est arrivé là, c’est qu’il a vraiment marre. Marre de sa vie exécrable, de l’exploitation qu’il souffre de la part des grands capitalistes, nationaux comme internationaux, et de la domination qu’il subit par l’intermédiaire de votre gouvernement.

Les milliards dépensés iront comme toujours au bénéfice du grand capital. Mêmes les billets d’entrée atteignent des coûts exorbitants pour un citoyen moyen. La présence d’un gouvernement sorti des rangs d’un parti de travailleurs n’arrange rien à la situation, sauf apporter la mystification que l’on connaît, comme le font, en ces temps-ci, tous les gouvernements populistes de l’Amérique Latine.

En ce sens, votre gouvernement ferait mieux de répondre aux revendications populaires, au lieu de réprimer aveuglément dans le but uniquement de garantir la suprématie capitaliste.

Dans ce même ordre d’idées, nous rappelons au gouvernement que vous dirigez que la MINUSTAH n’a rien apporté non plus au peuple haïtien. Au contraire : en plus de coûter très cher, cette mission n’a fait que répandre maladies, viols, exactions de tous genres et répression généralisée, toujours pour la protection des grands capitalistes, des grands propriétaires terriens et autres « grands mangeurs » du gouvernement.

Pire : aujourd’hui, le plan global de « développement » (en d’autres termes : d’exploitation et de domination des travailleurs) est appliqué par un gouvernement neo-duvaliériste déclaré. Avec le fonctionnement ouvertement totalitaire, propre à sa nature. Si, dans un premier temps, la présence de la « seleção » avait pu tromper le peuple, aujourd’hui, après dix ans d’exaction et de répression : il est temps que cette sinistre mission s’en aille ! Par ailleurs, nous savons très bien que les dirigeants en place ne porteront jamais cette revendication souveraine. Ils l’avouent eux-mêmes : la MINUSTAH est leur principal appui dans l’implantation du plan sanguinaire d’exploitation sans limite et de domination totalitaire qu’ils ont à exécuter. Il faut donc être clairs : c’est ce gouvernement qu’aujourd’hui vous appuyez !

Ainsi, nous dénonçons publiquement la domination sans honte avec laquelle un gouvernement issu d’un parti de travailleurs essaie d’écraser et humilier le peuple haïtien, comme il tente de le faire également contre le peuple brésilien.

Lien vers le site de nos camarades haïtiens :  http://www.batayouvriye.org/Francais/Accueil.html

Comprendre la grève à la SNCF

Classé dans : Services publics — 16 juin, 2014 @ 2:47

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La grève se renforce à la SNCF

HOLLANDE et VALLS chaussent les bottes de Jules MOCH,

le ministre « socialiste » qui envoya les CRS contre les mineurs en grève.

Les médias aux ordres calomnient les cheminots, pleurent sur la « gêne causée aux usagers » et font silence sur la casse bien avancée du service public, sur les raisons du conflit et sur le contenu de la réforme ferroviaire que le gouvernement veut imposer sans débat.

Vous trouverez ci-dessous le lien vers une interview d’un responsable de SUD RAIL 

http://www.youtube.com/watch?v=28oa3AawYZ0&app=desktop

Ainsi que la déclaration CGT – SUD RAIL de vendredi dernier :

fichier pdf SNCF tract-unitaire-cgt-sud

Pas touche à notre Dia !

Classé dans : Lutte des classes — 11 juin, 2014 @ 11:53

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Menace sur les magasins Dia et sur les salariés

Le groupe espagnol Dia, qui se présente comme un géant mondial du Hard Discount, a annoncé que sa filiale française sera désormais classée dans la catégorie des «activités non poursuivies», c’est-à-dire destinées à être fermée ou cédées. Coté depuis juillet 2011 à la Bourse de Madrid, le groupe Dia affiche de belles performances d’un point de vue capitaliste. Ses ventes globales ont progressé de 4,7 % en 2011, de 5,6 % en 2012 et de 7,2 % l’an passé, pour atteindre 11,5 milliards d’euros. La marge opérationnelle du groupe est passée en deux ans de 5,7 % à 6,5 % du chiffre d’affaires, et sa valorisation en Bourse a quasiment doublé depuis juillet 2011, pour dépasser 4 milliards d’euros.

Cependant les performances sont moindres en France où l’enseigne est soumise à une rude concurrence et où le chiffre d’affaire global du Hard Discount a reculé, en partie parce que les plus pauvres réduisent encore leur consommation, en partie du fait de l’affichage de « premiers prix » par les grandes surfaces traditionnelles. Selon la direction du groupe, Dia France aurait perdu 18 millions d’euros en 2013. C’est peu en comparaison des bénéfices réalisés ailleurs, mais c’est insupportable pour les actionnaires qui veulent donc se débarrasser d’une filiale qui leur coûte de l’argent. La cession des 865 magasins Dia de France est donc programmée.

Reste à trouver un repreneur, non pour l’enseigne qui n’a pas acquis une grande notoriété mais pour les magasins.  Deux au moins des géants de la grande distribution seraient sur les rangs. Carrefour tout d’abord, ce qui serait un retour à la case départ puisque ce groupe s’était dégagé du Hard Discount voilà peu en vendant ses magasins (Baptisés ED au départ puis devenus DIA), et Casino. Mais au fond le repreneur et l’enseigne n’ont guère d’importance pour les consommateurs (beaucoup à Quillan parlent encore de Champion quand ils vont à Carrefour) ; c’est moins évident pour les salariés dont le sort peut dépendre de la stratégie du repreneur, y compris localement. Que la nombreuse clientèle du DIA de Quillan montre que son existence répond à un réel besoin n’est pas suffisant pour des actionnaires qui ne pensent que gros sous.

Les salariés, qui n’ont jamais eu leur mot à dire sur les stratégies commerciales de leur employeur ni sur les charcutages, ventes et rachats, auxquels se livrent régulièrement les grands groupes, ne doivent pas payer les pots cassés. Aucun emploi ne doit disparaitre !

 

Communiqué par l’UL CGT de Carcassonne

Classé dans : Lutte des classes — 11 juin, 2014 @ 11:17

sans-titre (8)Mouvement de grève chez EXAPAQ (Lézignan Corbières)

Le mouvement de grève chez Exapaq Lézignan comme dans 12 autres sites nationaux a été levé suite aux promesses de la direction parisienne de négocier, «avec tous les syndicats».

Les salariés CGT s’étaient mis en grève mercredi. Porté à 100 % par la CGT le mouvement revendiquait une harmonisation des salaires et des primes sur tout le territoire, le Sud se considérant moins bien traité. Des garanties ont été obtenues au niveau du «respect» et de l’organisation du travail. Sur certains sites des contrats ont été titularisés. Reste maintenant à concrétiser l’harmonisation des primes et salaires entre le Nord et le Sud. La négociation doit se tenir le 16 juin à Paris, entre la DRH et l’ensemble des syndicats.

Les salariés Lézignanais grévistes ont repris le travail mais « restent dans l’attente ». Le délégué CGT Pierre Mennillo s’est félicité d’une «solidarité jamais vue chez Exapaq».

Didier MOULY veut chasser les pauvres de Narbonne

Classé dans : Billet d'humeur — 11 juin, 2014 @ 10:48

Tsiganes-scene-liberty-jLe maire de Narbonne n’interdit pas encore le linge aux fenêtres, mais à l’instar de Robert Menard à Béziers il veut interdire la mendicité dans le centre-ville !

Alors que la société capitaliste génère toujours plus de misère et d’exclusion, la droite stigmatise les plus pauvres en reprenant la vieille rengaine bourgeoise qui veut qu’ils soient responsables de leur situation. Ceux qui tentent de survivre avec les minimas sociaux sont dénoncés comme d’éternels assistés, ceux qui tendent la main gênent la vue de ces messieurs-dames de la bonne société. Entendons-nous bien, ce n’est pas la pauvreté qui les offusque, ce sont les pauvres qui n’ont pas la décence de se cacher et qui osent sévir dans les beaux quartiers.

La présence de mendiants porterait atteinte à l’image touristique de la ville. Seuls les commerçants patentés ont le droit de vider les poches des touristes… C’est un raisonnement qui gagne nombre de villes, le plus souvent dirigées par la droite mais parfois aussi par la gauche. En 1996 le maire PCF de Sète, François Liberti, avait pris un arrêté similaire qui n’avait pas plu à tous les communistes de l’Hérault. Georges Frêche, mais c’est moins surprenant, avait fait de même à Montpellier. Cependant il est arrivé à diverses reprises que de tels arrêtés soient annulés par les tribunaux administratifs comme attentatoires aux libertés publiques ; en effet la mendicité n’est pas interdite en France.

Aujourd’hui les motivations des « maires anti-mendicité », tout comme la large panoplie d’interdictions qu’annonce le maire FN de Béziers, ne sont pas exemptes de racisme. Outre les jeunes « zonards » qui sollicitent quelques euros des passants, ce sont le plus souvent les Rroms qui sont ciblés. Il faut dire que l’exemple vient de haut, notamment de l’ancien ministre de l’intérieur qui est aujourd’hui chef du gouvernement.

Nous reproduisons le communiqué de la section de Narbonne du PCF, qui nous parait bien présenter la situation : «Il y a quelques jours, la presse locale présentait les grandes lignes d’un arrêté municipal en préparation interdisant la mendicité dans plusieurs secteurs de notre commune. Il devrait entrer en vigueur le 1er juillet pour être opérationnel durant la saison estivale. Le prétexte avancé serait le maintien de l’ordre. Depuis, aucun démenti,  aucune réaction. Il serait impensable que des voix ne s’élèvent dans notre ville pour manifester une opposition à un tel projet. Cet arrêté n’a aucune raison d’être ! Car quel que soit l’individu qui en est la cause, quelle qu’en soit la forme, tout trouble dans l’espace public est répréhensible et réprimé par la loi : l’arsenal législatif déjà existant est bien suffisant pour rétablir la tranquillité publique en toutes circonstances. Il est foncièrement dangereux car il vise la stigmatisation d’une catégorie particulière de personnes socialement fragilisées.

Il fait un amalgame mensonger entre mendicité et agressivité, gommant la réalité d’une pauvreté extrême qui devrait nous rappeler que, dans la crise, personne n’est à l’abri de se retrouver sans rien, suite à des ruptures sociales et familiales. Il est hypocrite et cynique. Car il ne dit pas son véritable et honteux objectif : cacher la misère qui porterait atteinte, selon certaines bonnes âmes, à l’image touristique de la ville. Ne nous trompons pas, c’est bien de cela qu’il s’agit. Cet arrêté est inacceptable !»

Plusieurs organisations politiques, syndicales et associatives, dont le PCF et le NPA, appellent à manifester devant la mairie ce jeudi 12 juin à 17 h 30.

Proposée à la signature par le collectif de citoyen(ne)s opposé à l’arrêté, une pétition est également accessible en ligne :

http://www.mesopinions.com/petition/politique/arret-anti-mendicite-narbonne/12103

Ni Joan Carlos, ni Felip, Répùblica !

Classé dans : En català — 11 juin, 2014 @ 12:37

arton29746-71b69[1]El rei se’n va: que se’n vagin tots!

Fora el règim, obrim processos constituents per dedidir-ho tot!

L’abdicació del Rei Juan Carlos I és un pas més en la profunda crisis de règim que estem vivint. Totes les principals institucions de l’Estat estan qüestionades: la Corona, el poder judicial i el sistema bipartidista. Les recents eleccions del 25M han mostrat la profunda desafecció ciutadana cap al sistema polític actual. Tant l’esclat social que va significar el 15M, com les successives mobilitzacions contra les retallades i el procés sobiranista català, han obert esquerdes a les parets d’un règim que ara, amb l’abdicació del Rei, intentaran de maquillar. Es busca donar oxigen a un règim que ja no té credibilitat democràtica.

En un moment com l’actual és fonamental que hi hagi la més àmplia mobilització des de baix per demanar un veritable procés constituent democràtic i no una mera operació cosmètica des de dalt. Un procés constituent democràtic en què puguem decidir sobre tot allò que afecta les nostres vides i on puguem decidir quin sistema polític, quin model econòmic, i quin model de societat volem. Un procés constituent on el poble de Catalunya es pugui expressar en lliberat el proper 9 de novembre.

Estem davant una oportunitat històrica. No l’hem de desaprofitar. Cal demostrar la força de la veu dels carrers i de les places! 

Procés constituent democràtic ja!

http://revoltaglobal.cat/

Grève du métro à Sao Paulo (Brésil)

Classé dans : L'internationale — 11 juin, 2014 @ 12:10

arton680[1]La « Pax footboalistica » ne règne pas au Brésil à la veille du match d’ouverture, grèves et manifestations se multiplient contre le gaspillage financier que représente l’organisation de la coupe du monde dans un pays pauvre. Les travailleurs profitent de la vitrine sportive pour faire entendre leurs revendications, c’est eux que nous devons « supporter » !

 

Le 5 juin, une «grève illimitée» des salariés du métro a été déclarée. A São Paulo, sans le métro, il est quasi impossible d’atteindre le stade Arena Corinthians. Un stade de luxe obéissant aux standards de la FIFA présidée par l’Helvète Sepp Blatter. C’est dans ce stade que doit se dérouler la «cérémonie inaugurale» de la Coupe le 12 juin et le match d’ouverture entre le Brésil et la Croatie; ainsi que six des 64 rencontres prévues pour le «Mondial». Le métro transporte, en moyenne, 4,5 millions de personnes chaque jour.

Les travailleurs exigeaient au début une augmentation de leur salaire de 35,7%. Lors des négociations, ils fixèrent la barre à 16,5%. Après de nombreuses négociations, la direction a proposé 7,8%; puis le 4 juin 2014, devant le Tribunal régional du travail, elle a accepté 8,7%.  Or, l’augmentation des prix des aliments et des biens de première nécessité est bien supérieure. L’assemblée, le matin du 5 juin, a réuni plus de 2500 travailleurs. Le mot d’ordre de grève illimitée était clamé et repris sur les pancartes. La seule proposition faite lors de l’assemblée fut d’ailleurs celle d’une grève illimitée.

Aussi bien le patronat que le gouverneur de l’Etat de São Paulo – Geraldo Alckmin du PSDB (Parti de la social-démocratie brésilienne) – et la mairie ont refusé toutes les propo- sitions des travailleurs. Dès lors, Altino Prazers, président du syndicat des travailleurs du métro et membre du Parti socialiste des travailleurs unifié (PSTU), a expliqué le sens plus général de la mobilisation.

«Le transport n’est pas une marchandise. Notre lutte est aussi la lutte de la population pour un transport meilleur et à un prix bas. S’ils ont de l’argent pour la Coupe, s’ils ont de l’argent pour l’Itaquerão (nom officiel pour la Coupe de l’Arena Corin-thians), pourquoi n’ont-ils pas d’argent pour le métro?» Altino Prazers ajoute: «Quand un jeune homme de la zone veut rencontrer son amie de la zone sud, il ne le peut pas, parce qu’il n’a pas l’argent pour se payer le métro.» Altino, de la sorte, donnait l’exemple que les travailleurs du métro et le métro doivent être au service de la population et que cela n’est possible que si le métro est conçu comme devant répondre aux besoins des couches populaires de cette mégalopole de plus de 20 millions d’habitants.

Pour saisir la place de cette grève, il faut la situer dans le contexte de mobilisations actuelles au Brésil, dont l’un des détonateurs est tout ce que l’organisation de la Coupe du monde a révélé aussi bien en termes de priorités sociales des dépenses publiques, qu’en exemples de corruption et de mépris pour les couches paupérisées – des dizaines de milliers d’habitants de favelas ont été brutalement «évacués» – ou qu’en multiplication des mesures répressives. Le gouvernement de Dilma Rousseff vient d’envisager l’utilisation de l’armée pour assurer l’ordre exigé par la FIFA.

Cette firme internationale (la FIFA) et les sponsors veulent instaurer une sorte d’état d’exception durant la Coupe de foot. Il est dès lors caractéristique que durant l’assem- blée des travailleurs du métro furent présents des représentants des divers mouvements sociaux. Cela afin de démontrer la convergence des revendications et de riposter à la cam- pagne délirante de criminalisation faite par le gouverneur Alckmin et les médias au service du pouvoir politique, des dominants et de la FIFA. D’ailleurs, un très récent sondage indique que 57% des Brésiliens et Brésiliennes considèrent que la Coupe sera plus un fardeau qu’une aide pour ceux et celles qui travaillent.

La solidarité avec les diverses luttes au Brésil constitue un élément non seulement de dénonciation internationaliste de la forme financiarisée du capital que représente l’industrie du foot, mais aussi un facteur de reconnaissance mutuelle des intérêts des salarié·e·s à l’échelle internationale; ce qui tranche, radicalement, avec le chauvinisme écervelé des «fans», manipulés, des diverses équipes «nationales».

Pour en savoir plus, si vous comprenez le Portugais :   http://www.pstu.org.br/node/20698

Razzia sur la Chnouf dans la Haute Vallée

Classé dans : Billet d'humeur — 10 juin, 2014 @ 11:30

tn_tract_circ_18_joint_2011_1[1]Quinze grammes de résine de cannabis saisis à Quillan et Espéraza, les bourgeois sont rassurés !

15 grammes trouvés chez les contrevenants pour quatre interpellations, ce qui ne fait pas beaucoup de joints par personne, mais c’est de la Drogue avec un D majuscule, de quoi effrayer les bonnes gens et permettre à la droite de dénoncer le laxisme de Christiane TAUBIRA. On peut supposer qu’un an d’enquête de la gendarmerie ne visait pas que ce piètre résultat et qu’il existe quelques trafics plus significatifs. Là n’est pas le sujet. Comme au temps de la prohibition aux Etats-Unis, quand les gangsters bâtissaient des fortunes en vendant de l’alcool souvent frelaté à des consommateurs en manque, c’est la criminalisation de la possession et de l’usage des stupéfiants qui fait prospérer les trafiquants et les oppose dans de sanglants règlements de comptes pour des parts de marché.

La fumette de cannabis est-elle nocive ? C’est possible, mais la diabolisation de ce produit rend difficile toute étude objective. Que la consommation excessive, voire régulière, puisse causer quelques problèmes de santé est probable. Que la conduite d’un véhicule sous l’emprise de stupéfiants soit condamnée semble aller de soi. Simplement cela devrait s’arrêter là et il n’y a aucune raison de traiter les consommateurs, même excessifs, de cannabis autrement que les adeptes d’autres produits peu recommandés comme le tabac et l’alcool. Les mises en garde sont nombreuses, les prix quelque peu dissuasifs, mais si dépasser 0,5 grammes d’alcool dans le sang expose un conducteur à quelques ennuis boire quelques verres de trop chez soi ou chez des amis, quand on ne prend pas le volant dans la foulée, n’est pas répréhensible. On propose sans imposer des soins aux alcooliques, on mène des campagnes contre le tabagisme, mais pour peu qu’ils ne commettent pas de délits on n’emprisonne pas les buveurs et les fumeurs.

Alors pourquoi cette stigmatisation du rouleur de pétard, les poursuites pour la détention de quelques grammes ou la culture de quelques pieds à usage domestique ? Du côté des plus réactionnaires, dont certains ramènent d’Andorre des cartouches de cigarettes détaxées et évoquent avec complaisance les cuites de leur jeunesse, l’aversion pour les adeptes des « paradis artificiels » est similaire à celle qu’ils vouent à toutes les « déviances » ; le détestable Mai 68 n’est pas loin…

Nous sommes solidaires des jeunes et des moins jeunes qu’on emmerde et qu’on poursuit pour ces bagatelles, nous sommes clairement favorables à la dépénalisation de l’usage des drogues. Nous ne sommes pas les seuls, un petit tour sur le site suivant vous le prouvera.

http://www.circ-asso.net/

Les exclus du train pas cher

Classé dans : Services publics — 10 juin, 2014 @ 8:29

La Région annonce l’extension du TER à 1 € mais l’interdit de fait à une partie des usagers !DSC_0155

Il est déjà possible de voyager pour ce montant symbolique sur cinq lignes TER de Languedoc-Roussillon, dont la nôtre, nous voulons dire celle qui relie Carcassonne à Quillan. Il faut ajouter que pour le même prix on peut rejoindre Perpignan en car.

Développer l’utilisation des transports en commun plutôt que de la voiture individuelle, c’est bon pour l’environnement, pour la sécurité routière et pour notre porte monnaie ; l’annonce de l’extension de ce tarif à toutes les lignes TER de la région est donc une excellente nouvelle, allant dans le sens de notre conception du service public. Malheureusement si cette annonce, en première page de « L’accent du sud » du mois de mai, était réjouissante, le contenu de l’article l’était beaucoup moins.

Tout d’abord les billets pas chers seront contingentés, il n’y en aura pas pour tout le monde mais seulement un nombre de places limité dans chaque train. Ces places vendues, les autres voyageurs paieront le prix fort comme actuellement, sauf les titulaires d’abonnements de travail ou scolaires, ou les bénéficiaires d’autres réductions. La Région veut bien mettre la main à la poche mais pas trop et la SNCF veut conserver un fort contingent de places à plein tarif, arguant qu’elle ne souhaite pas brader les voyages et saturer les trains aux heures de pointe. A ce dernier argument on peut déjà rétorquer que si la fréquentation des trains progresse c’est une bonne chose pour les multiples raisons rappelées plus haut et qu’il faudra augmenter le nombre des rames pour satisfaire la demande, en veillant à ce que leur largeur leur permette d’entrer dans les gares.

Mais il y a plus grave. Les billets à 1 € ne seront pas vendus dans les gares ni dans les trains, ils ne pourront être achetés que sur internet, dans la limite des places disponibles. Donc loin de proposer un « tarif social » à celles et ceux qui en ont le plus besoin la Région et la SNCF mettent hors jeu les « non branchés » et ceux qui n’ont pas de carte bancaire (alors que les interdits bancaires sont nombreux) ; autant dire qu’ils ne veulent pas trop de pauvres dans les trains.

Il y a aussi une claire volonté de développer les achats de billets en ligne, dans la droite ligne de ce qui s’est passé avec les TGV, avec à la clé de nouvelles suppressions d’emplois dans les gares, des plages horaires rétrécies pour les ouvertures de guichet, un service toujours moindre pour les usagers. C’est ce que dénoncent les cheminots qui partent en grève reconductible contre la casse de la SNCF.

On nous assure que rien ne changera pour les cinq lignes de TER qui offrent dès aujourd’hui un tarif général à 1 €, ni pour le prix ni pour la possibilité de prendre son billet en gare ou dans le train, mais jusqu’à quand ? A ce jour nous ne connaissons pas la réaction des élus écologistes et Front de Gauche du Conseil régional ; nous espérons qu’ils combattront avec nous cette parodie de transport à bon marché, pour imposer la gratuité des transports publics.

 

Zanon, l’usine sans patrons

Classé dans : L'internationale,Non classé — 7 juin, 2014 @ 1:14

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L’Amérique latine a connu des vagues de reprises d’usines par les travailleurs. Alors que les salariés de Fralib viennent de franchir une étape décisive pour leur SCOP et que les ex-PILPA font tourner la Fabrique du sud, il nous a paru utile d’évoquer une expérience d’autogestion ouvrière qui dure depuis plus de dix ans, dans le sud de l’Argentine

Argentine 2001 : la crise économique bat son plein, des centaines d’entreprises ferment,  le chômage explose. Les politiques, le patronat local et impérialiste et le FMI ont plongé le pays dans la faillite. « ¡Que se vayan todos ! », « Qu’ils s’en aillent tous », scande la population qui descend dans la rue et refuse de payer la crise.

Deux présidents sont renversés en décembre 2001 et janvier 2002 ; dans les quartiers, des Assemblées Populaires voient le jour ; les chômeurs, les « piqueteros », se mobilisent pour réclamer leur dû ; et puis dans des dizaines d’entreprises qui veulent mettre la clé sous la porte, les travailleurs sont bien déterminés à ne pas se laisser faire, laisser passer les fermetures et les licenciements.

Dans une de ces usines, à Zanon, dans le Sud du pays, ce sont plus de 200 ouvriers qui sont décidés à lutter pour la sauvegarde des emplois, jusqu’au bout. En septembre 2001 ils occupent l’entreprise et bientôt relancent la production de carrelage et revêtement céramique sous leur propre contrôle. C’est ainsi que naît l’expérience de Zanon-Fasinpat, l’usine sans patron. Ainsi voit le jour leur slogan : « Usine qui ferme, usine qu’il faut occuper et faire produire sous le contrôle des travailleur-euses ! ».

Cela fait plus de dix ans que la lutte des Zanon se poursuit et qu’ils continuent à dire que l’interdiction de tous licenciements et le maintien des emplois à travers le combat pour la production et la gestion sous le contrôle des travailleurs et l’expropriation des entreprises qui ferment, c’est possible !

A l’occasion d’un voyage en Europe en mai 2013,  Raúl Godoy, ouvrier de Zanon et actuellement député ouvrier à Neuquén, a animé un débat à Paris pour partager cette histoire et cette expérience car, en France comme en Argentine, ni les licenciements, ni les fermetures ne sont une fatalité, si le mouvement ouvrier se donne les moyens de contrattaquer.

C’est la vidéo de cette intervention que nous vous proposons de voir :

http://www.youtube.com/watch?v=TEMoxetY9Xo

Les éternels oubliés de l’agriculture

Classé dans : Lutte des classes — 7 juin, 2014 @ 12:31

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Permanents ou saisonniers, les salariés agricoles sont au nombre des travailleurs les moins bien payés et les plus mal protégés. Et pourtant quand on parle de l’agriculture et de ses difficultés ce n’est jamais à eux qu’on pense !

 

 

Il n’est qu’à lire les conventions collectives des deux principales productions de l’Aude, les céréales et le vin, pour constater qu’elles offrent bien peu d’avantages en comparaison avec d’autres branches professionnelles. (Voir en pièces jointes).

Ces conventions sont-elles au moins respectées ?  L’employeur ne les communique pas toujours spontanément au salarié et parfois le simple fait de les réclamer est considéré comme un début de rébellion. Heures supplémentaires non payées, travail partiellement déclaré, tout ça n’est pas facile à faire valoir. Les saisonniers notamment hésitent à saisir les prud’hommes. Pourtant, notamment au niveau des saisonniers étrangers, quelques scandales ont montré des conditions de travail proches du servage. Ce sont bien sûr des cas extrêmes, mais le non respect du droit du travail est bien trop fréquent et les coupables ne se trouvent pas que parmi « les gros vilains productivistes de la FNSEA« .

Les difficultés bien réelles d’un grand nombre d’agriculteurs ne sauraient justifier de telles dérives. Les salariés ne doivent pas en faire les frais.

Lien vers la fédération CGT de l’agriculture et de l’agroalimentaire : http://www.fnafcgt.fr/spip.php 

Conventions collectives pour le département de l’Aude :

fichier pdf CC-CEREALIERE-avenant90-salaire

fichier pdf CC-VITICOLE-avenant38

 

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